Le lendemain, James était déjà reparti dans son coin favori idéal pour écrire : le parc. Tranquillement installé sur son banc, l’écrivain cherchait l’inspiration pour sa future pièce. Portos, son fidèle compagnon, attendait à côté de son maître.
Tandis que James méditait, non loin de là, à la maison des Llwelin Davies, Peter essayait de convaincre sa mère de le laisser aller se promener dans le parc.
Peter, avec ses yeux pleurants, peut réussir à faire craquer tout le monde. Sa mère regarda son visage d’ange, et le laissa y aller, à une condition : inviter James à venir un après-midi. Celui-ci accepta le marché d’un coup.
L’auteur était loin de se douter qu’une petite bouille viendrait le rejoindre.
Peter arriva, et sa première phrase fût la suivante :
- Qu’est-ce que vous écrivez ?
- Oh, rien de très important, répondit James, surpris de la visite.
- Moi je ne sais jamais quoi écrire.
- Est-ce que tu as déjà tenu un journal ?
Le jeune garçon hocha de la tête en signe de non.
- Est-ce que tu as essayé d’écrire une pièce ?
Il hocha de nouveau la tête.
- Comment le sais-tu alors ?
- Je sais, c’est tout, se contenta-t-il de répondre.
- Je vois…Où est ta mère et tes frères aujourd’hui ?
- Chez-nous. Maman a un rhume de poitrine. Je suis sûr que tout le monde serait très content de vous voir à la maison, un après-midi.
James sourit. Il attendait ce moment depuis fort longtemps, trop longtemps pour le gâcher. L’occasion était trop belle pour rater ça.
- Je devrais vous laisser écrire…dit-il en repartant.
- Peter ! l’appela James, à plus tard.
Peter sourit. Rarement, mais ça arrivait de temps à autre. A croire qu’il commençait à apprécier l’auteur. Il lui fit signe de la tête, en guise de salut.
Puis James reprit son travail qu’il abandonnait il y a tout juste un instant.
Quelques heures plus tard, il avait décider de donner une visite au théâtre.
Il croisa Charles, et le salua. Mais James remarqua une chose : des hommes transportaient des décors de sa pièce précédente. Il comprit vite les choses.
- Pourquoi tu m’as rien dit,
Charles ? Tu savais que ce n’était pas bon !
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