Lundi 25 février 2008

Le lendemain, James était déjà reparti dans son coin favori idéal pour écrire : le parc. Tranquillement installé sur son banc, l’écrivain cherchait l’inspiration pour sa future pièce. Portos, son fidèle compagnon, attendait à côté de son maître.

Tandis que James méditait, non loin de là, à la maison des Llwelin Davies, Peter essayait de convaincre sa mère de le laisser aller se promener dans le parc.

Peter, avec ses yeux pleurants, peut réussir à faire craquer tout le monde. Sa mère regarda son visage d’ange, et le laissa y aller, à une condition : inviter James à venir un après-midi. Celui-ci accepta le marché d’un coup.

L’auteur était loin de se douter qu’une petite bouille viendrait le rejoindre.

Peter arriva, et sa première phrase fût la suivante :

-         Qu’est-ce que vous écrivez ?

-         Oh, rien de très important, répondit James, surpris de la visite.

-         Moi je ne sais jamais quoi écrire.

-         Est-ce que tu as déjà tenu un journal ?

Le jeune garçon hocha de la tête en signe de non.

-         Est-ce que tu as essayé d’écrire une pièce ?

Il hocha de nouveau la tête.

-         Comment le sais-tu alors ?

-         Je sais, c’est tout, se contenta-t-il de répondre.

-         Je vois…Où est ta mère et tes frères aujourd’hui ?

-         Chez-nous. Maman a un rhume de poitrine. Je suis sûr que tout le monde serait très content de vous voir à la maison, un après-midi.

James sourit. Il attendait ce moment depuis fort longtemps, trop longtemps pour le gâcher. L’occasion était trop belle pour rater ça.

-         Je devrais vous laisser écrire…dit-il en repartant.

-         Peter ! l’appela James, à plus tard.

Peter sourit. Rarement, mais ça arrivait de temps à autre. A croire qu’il commençait à apprécier l’auteur. Il lui fit signe de la tête, en guise de salut.

Puis James reprit son travail qu’il abandonnait il y a  tout juste un instant.

Quelques heures plus tard, il avait décider de donner une visite au théâtre.

Il croisa Charles, et le salua. Mais James remarqua une chose : des hommes transportaient des décors de sa pièce précédente. Il comprit vite les choses.

-         Pourquoi tu m’as rien dit, Charles ? Tu savais que ce n’était pas bon !

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Lundi 25 février 2008

-         Merci, je crois que c’est la première fois que je vois un spectacle pareil !

-         On est là tous les jours, dit-il en caressant le chien. Et l’ours est toujours heureux de se produire.

Les enfants se relevèrent pour ôter la couverture du sol. Peter souriait, on voyait bien qu’il essayait de se retenir, mais il ne le put.

-         Eh bien nous nous verrons peut-être ici demain.

-         Peut-être, répondit-il à Sylvia.

« Lève-toi Peter et viens » dit Sylvia à celui-ci. Tout les garçon dirent au revoir à James, excepté Peter. Sa mère s’étonna. Pour comprendre, elle lui demanda :

-         ça ne t’a pas plu ?

-         J’ai vu mieux.

Le maître et sa bête les observaient de loin, en souriant. Puis ils se relevèrent à leur tour, et rentrèrent à la maison. Lors du dîner, James raconta tous les faits qui se sont déroulés dans le parc, à Mary.

-         Michael voulait que l’ours reste prisonnier avec lui, et Peter a soutenu que Michael n’était pas un prisonnier, et que Portos n’était pas du tout un ours.

Sa femme s’essuya la bouche à l’aide de sa serviette.

-         J’espère beaucoup que je vais les revoir demain, dit-il avant de boire une gorgée de vin.

-         Comment s’appelle-t-elle ?

-         Sylvia… euh… Mme, quelque chose Davies.

-         Llewelyn Davies ?

-         Tu la connais ? questionna-t-il, à a fois étonné et embarrassé.

-         Je sais qui c’est bien sûr. Oui c’est une Du Maurier voyons James !

Elle laissa échapper un petit rire. Puis elle repris :

-         Son père, c’était le peintre. Son frère, c’est l’acteur et quelque chose d’affreusement tragique est arrivé à son mari…ah oui ! Il est mort, du cancer de la mâchoire, il me semble.

-         C’est horrible ! s’horrifia James.

Dégoûté, il regarda son assiette, mais fut incapable de terminer le reste.

-         Oui. Apparemment, il l’a laissée avec quatre fils, et aucun revenu pratiquement. S’il n’y avait pas eu sa mère pour l’aider…

Elle bu deux gorgées de vin en une fois. Elle demanda :

-         James ? On devrait les inviter à dîner.

-         Tu crois ? dit-il, en cachant sa joie.

-         Absolument. J’ai toujours rêvé de voir cette Mme Du Maurier qui connaît pratiquement tous les gens qui valent d’être connus.

James ne savait pas du tout à quoi faisait référence sa femme.

 

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Lundi 25 février 2008

-         Peter de se joindre à nous, prince George je suis prêt à vous donner un spectacle, en échange de la libération de ce prisonnier, bien sûr.

-         Très bien ! lança George.

-         Très bien ! répéta James.

George et sa mère allèrent chercher Peter. Ce jeune garçon avait une dizaine d’années. C’était le plus mignon de tous. L’air un petit peu rebelle, mais ce

qu’il avait dans son cœur était plus important que le reste. Assis sur le banc,        il soupira en entendant James parler de lui.

Le spectacle commença. James et son chien allaient accomplir l’exploit du siècle ! Il fit la présentation, comme tout cirque le fait.

-         Alors maintenant, je veux que vous prêtiez particulièrement attention à ses dents !

Portos gémit. Il n’avait pas de si grosses dents, mais il devait jouer le jeu.

-         Certains dresseurs sans scrupules vous montreront un ours dont les dents ont été arrachées. Certains autres poltrons mettront de force à cette brute une muselière. Seul le vrai maître, n’aurait jamais recours à l’une ou l’autre de ces sécurités.

James se dirigea vers la famille, et retourna en direction de Portos. Peter coupa impoliment en parlant à sa mère.

-         Pourquoi tu m’as fait venir ici ? C’est bête c’est rien qu’un chien !

La maître se retourna brusquement. Il marcha lentement vers Peter, étonné.

« Allons, chéri… » dit Sylvia à son fils.

-         ‘Riens qu’un chien’ ? répéta t-il plusieurs fois. Portos pleurait.

Portos, ne l’écoute pas !

James se baissa devant Peter.

-         Portos rêve d’être un ours et toi tu veux détruire ses rêves en le traitant de ‘rien qu’un chien’ ? Quelle horrible expression destructrice ! C’est comme dire : il ne peut pas gravir cette montagne, il n’est rien qu’un homme, ou, ça c’est pas un diamant, c’est rien qu’un caillou… ‘Rien que’…

Le petit garçon réfléchissait un moment avant de dire sa phrase.

-         Eh ben alors ! Transformez-le en ours, si vous savez !

-         Peter ! Sois bien élevé ! chuchota Sylvia.

-         De tes yeux mon garçon, je ne pense même pas que tu le verrais.

Néanmoins, avec rien qu’un petit peu d’imagination, -il jeta sa canne-

Je peux me retourner maintenant, et voir le grand ours Portos !

Danse avec moi…chuchota t-il à son chien.

Le ballet commençait. On pouvait déjà s’imaginer dans un cirque où James, vêtu en présentateur de cirque (chapeau haut de forme, bottes…) dansait avec un ours plus grand que lui. Des clowns dansaient autour de lui. Les enfants étaient morts de rire, y compris leur mère, enchantée par cette scène féerique.

-         Bouffe-le ! lui hurla Jack.

Portos tomba sur James. Le spectacle s’achevait. James s’inclina, comme pour remercier la foule de spectateurs. Il se releva, avec plein de feuilles dans le dos

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Lundi 25 février 2008

Le petit garçon devait avoir 5 ans. Il était habillé avec une chemise et un pantalon blancs, un chapeau rouge et des bottes noires.

-         Bah si tu es coincé dans le donjon, il n’y a pas grand-chose à faire. Je pourrai peut-être te glisser une clef par les barreaux…

-         C’est assez risqué, monsieur. Cet affreux prince George a torturé des hommes ! confia le petit.

Un autre garçon courra vers eux. Lui, il devait avoir plus de 14 ans.

-         Pardon ! Est-ce qu’il vous ennuie monsieur ? Mon frère a souvent un comportement extrêmement agaçant, expliqua-t-il poliment.

James regarda le garçon sous le banc, puis se retourna vers le grand garçon.

-         Ah, prince George, c’est ça ? Il est clair que vous êtes l’horrible tyran qui a emprisonnée cette infortunée créature, lui répondit-il en fronçant les sourcils.

-         Je ne suis pas un horrible tyran, mais un beau souverain, sage et tolérant.

-         Et qu’est-ce que…euh…comment as-tu dit que tu t’appelais ?

-         Michael.

-         Quel crime est-ce que Michael a commis ? reprit James.

-         C’est mon cadet monsieur, répondit le jeune garçon, le sourire aux lèvres.

-         Ah ? évidemment. Dans ce cas, je ne peux rien faire.

-         Ça ne fait rien.

Lors de leur discussion, un autre enfant à peine plus jeune que l’aîné vint.

-         On peut s’amuser avec votre chien ? questionna t-il.

-         Oui bien sûr ! rétorqua James.

-         Lui, c’est Jack, le deuxième héritier au trône, et celui là c’est Mikaël, il n’a que 5 ans.

-         Oui et je suis en prison pour ça.

La jeune femme arriva enfin. Elle s’excusa auprès de Mr Barrie.

-         Pardon, est-ce que mes fils vous embêteraient ?

-         Non…il fut coupé par Michael « on l’ennuie pas maman ».

-         Michael chéri, tu veux bien sortir de là ?

-         Je ne peux pas : je suis en prison.

-         Ah je vois…, dit-elle.

James prit son souffle et se présenta devant la femme.

-         James Barrie, ravi de vous connaître.

-         James Barrie, l’auteur ? Quel plaisir ! Sylvia Llewelyn Davies.

-         Vous êtes écrivain ? demanda Jack.

-         Eh oui !

-         Auteur dramatique, tout-à fait célèbre d’ailleurs, affirma Sylvia.

Il faut nous excuser, vous devez être entrain de travailler…Où est Peter ?

-         Qu’avez vous écrit Mr Barrie ? reprit George.

Eh bien…actuellement, je gagne ma vie en divertissant les nobles et leurs cours, avec mon ours savant Portos. Si vous donnez ordre à votre frère 

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Lundi 25 février 2008

pas été très bien reçue’. Une des cloches disposées sur le mur sonna. James sortit de sa chambre, et se dirigea vers celle de Mary, sa femme. Il toqua trois coups.

-         Mary, tu es là ?

-         Oui James. 

-         Je vais aller au parc, si tu veux venir avec moi…c’est une magnifique matinée.

-         Tu vas travailler je suppose ? demanda t-elle.

-         Peut-être un peu…oui…

-         Alors je te laisse travailler.

Lorsque notre homme descendait son escalier, la bonne lui amenait le chien, le journal, la laisse et…la canne à pêche…pour quoi faire ? je ne sais pas. Vous le verrez bien tout-à l’heure.

-         Bonjour Mr Barrie.

-         Bonjour Emma.

Une fois qu’il eu prit son nécessaire, elle lui souhaita bonne journée, et il fit de même pour elle. James était un homme très poli et bien élevé. Et il ne manquait jamais d’imagination. Il partit en prenant soin de fermer la porte derrière lui. Il marcha avec son chien en saluant les personnes qu’il croisait. Une bonne marche à pied d’un quart d’heure n’a jamais fait de mal à personne, se disait-t-il.

James arriva dans le parc. La verdure était si belle et propre, et le ciel si bleu et si dégagé que l’on ne reconnaîtrait pas l’Angleterre. Ce pays est plutôt réputé pour son mauvais temps et son humidité…Il choisit un endroit assez spacieux pour pouvoir jouer avec Portos, qui n’attendait que ça depuis un long moment.

Il lança la balle, à Portos, à l’aide de la canne à pêche dont nous parlions précédemment. La balle rebondit dans la pelouse, et le chien la mordit avec ses énormes dents. James essayait de la reprendre, il tirait, tirait…mais avait du mal.

Les enfants qui se promenaient regardaient avec attention et émerveillement le petit tour du chien et son maître. Finalement, James réussit à la lui arracher.

Il sortit son livre de sa veste et parti en direction d’un banc. Une femme avec son landau passa tout près d’eux, son bébé pleurait, mais pas si fort que ça.

Quand il eu trouvé son banc, il s’assit et déplia son journal. Il n’eut pas pris longtemps pour s’apercevoir que son journal comportait un gros trou en forme d’un carré et d’un rectangle à la verticale, à côté. Quand il regarda à l’intérieur, il aperçu une jeune et charmante femme. Portos allait vers elle.

-         A qui appartient-tu, toi ? dit-elle à l’animal.

James enleva son journal de devant lui pour avoir une meilleure vue de la belle femme, accompagnée de deux de ses fils. Il fut interrompu par une voix qui venait du dessous du banc, visiblement une voix d’enfant.

-         Excusez-moi, mais vous marchez sur ma manche !…

-         C’est vrai ? dit James tout en soulevant son pied - je suis désolé. Puis-je te faire remarquer que tu es couché sous mon banc ?

Je sais mais je ne peux rien y faire. J’ai été enfermé dans le donjon, par l’affreux prince Georges. Je suis désolé de vous déranger

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Lundi 25 février 2008

ennuyeux ». Dans un escalier, Mr Frohman saluait des personnes puis s’excusa de les quitter si vite. Il croisa James.

-         On fera mieux la prochaine fois Charles, c’est promis , dit James, déçu.

-         Oh mais j’en suis sûr James.

-         Je sais que tu as beaucoup investi dans celle-là.

-         Une fortune, James. Mais j’ai la bonne  fortune pour permettre de perdre une fortune !

-         C’est vrai ? questionna James, étonné.

-         Non c’est pas vrai !…

James repéra un de ses amis qui descendait l’autre escalier. « Arthur ! » cria t-il.

« James ! » répondit l’autre. L’homme était bien vêtu, et avait une moustache.

-         Tu nous a manqué à la dernière réunion du club !

-         Ah oui ? s’étonna James.

-         On commençait à se demander si ton hobby préféré c’est l’écriture ou le cricket ?

-         Devine !

La femme de James les observait. Elle se retourna vers les Snow.

-         Vous souhaitiez parler à Mr Barrie, je crois ?

-         Oh oui, mais nous ne devons pas les interrompre, n’est-ce pas ?

-         Je ne vois pas pourquoi ! répondit Mary Barrie, comme par évidence.

Ils montèrent tous les trois l’escalier pour rejoindre James. Il continuait à bavarder avec Sir Arthur Conan Doyle.

-         A mon avis c’est le maniement de la batte qui prime, suggéra Sir Arthur.

-         Oui absolument, affirma James sans hésiter.

Mary arriva, accompagnée de Mr et Mme Snow. Elle lui dit « James ? ».

-         Bonsoir Chérie, répondit poliment James.

-         Tu te rappelles Mr et Mme Snow, je suppose ?

-         Mme Snow, salua James par politesse.

-         Mr Barrie, dit Mme Snow.

-         Mr Snow.

-         Mr et Mme Snow voulaient te parler, ils t’avaient cherché toute la soirée.

-         Oh oui ! aquiesça la dame âgée.

-         C’est vrai ?

-         La représentation de ce soir a été remarquable n’est-ce pas ?

-         Vous trouvez ?…Merci…c’est très gentil…ça me fait très plaisir de l’entendre…, James se sentait un peu perdu. Il ne savait que dire.

Mr Snow essaya de reprendre la conversation.

-         Qu’en avez-vous pensé ?

-         Je crois que je peux faire mieux, affirma James avec audace.

La nuit passa. Le lendemain, James se préparait pour aller faire une promenade avec Portos, son chien, dans le parc. Pendant ce temps, la ‘bonne’ découpait un article paru dans le journal. Le titre était le suivant : ‘La pièce de Mr Barrie n’a 

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Lundi 25 février 2008

FINDING NEVERLAND

Inspiré du film de Marc Forster et d’une histoire vraie

Avec Johnny Depp – Kate Winslet – Dustin Hoffman - Freddie 

-         Nous regrettons bien de ne plus vous voir sur scène, vous étiez si merveilleuse !

-         Oui ? Eh bien, ça fait un bout de temps, maintenant. Je vous laisse. Vous trouverez vos places ?

-         Oui, on se verra à la soirée ! dit la vielle femme en saluant Mme Barrie.

Mme Barrie dit au monsieur (celui qui avait parlé à James) de bien veiller à rappeler à Mr Barrie que c’est sa pièce qu’ils jouent ce soir.

Les musiciens jouaient de plus belle pour distraire le public, en attendant.

Soudain, les lumières de la scène et les mécanismes se mirent en marche.

Les lumières au dessus du public s’eteignirent peu à peu. Le théâtre commençait. On entendit quelqu’un toquer à la porte. Un homme qui portait un chapeau haut de forme et habillé en noir, entra sur scène. Les gens applaudirent.

-         Je ne voudrais surtout pas vous déranger, je peux attendre à la boutique, dit-il.

-         Vous ne me dérangez pas du tout, et puis la boutique est glaciale tandis qu’ici il y a du feu !

-         Vous êtes extrêmement gentil !

Mr Barrie assistait à la scène. Le monsieur chargé de la mission de Mme Barrie lui dit :

-         Excusez-moi, Mr Barrie.

-         Mme Barrie voulait que je vous rappelle que la pièce a commencé. Encore que je suppose que vous êtes au courant ?

-         Ils détestent !

-         Pardon ?

-         On se croirait chez le dentiste là-bas. Pourquoi ?

-         Je ne dirait pas qu’ils détestent, monsieur.

-         Qu’en pensez-vous ? ça vous plait ?

L’homme, embarrassé, lui fit savoir qu’il était nouveau ici.

-         Oui ou non ? Ne vous gênez pas ! relança James.

-         Je ne suis pas qualifié pour…

-         Vous trouvez ça bien ? Ou c’est nul ?

-         Nul ?

-         Dites-le. Allez, c’est nul, c’est ça ? C’est un paquet de foutaises, dites-le !

-         C’est un paquet de foutaises, Mr Barrie.

-         Je le savais !

-         Non, je ne l’ai même pas vu…

-         Je le savais, merci beaucoup.

James reprit son activité : regarder le public. Certaines personnes dormaient. D’autres, s’ennuyaient. Soudain de la pluie tomba sur les spectateurs, ce qui n’était bien sûr pas réel, c’était l’imagination de James Barrie. Il se retira et ferma le rideau.

Quelques heures plus tard, on donnait une soirée, comme prévu. On pouvait entendre des spectateurs dire : « C’était nul du début à la fin » ou « c’était 

(Suite page 3

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Lundi 25 février 2008

FINDING NEVERLAND

Inspiré du film de Marc Forster et d’une histoire vraie

Avec Johnny Depp – Kate Winslet – Dustin Hoffman - Freddie Highmore…

 

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Londres, 1903. Ce soir, il y a une pièce de théâtre, créée et dirigée par le grand auteur, James Barrie. James était dans les coulisses, ou plutôt derrière un rideau, et regardait le public qui était impatient que la pièce commence. Il fit ceci, à l’aide d’une espèce de miroir. Il n’était pas rassuré du tout. Sa pièce conviendrait-elle à tous ces gens venus pour se divertir ? Nul ne le savait.

A l’extérieur, le propriétaire du théâtre, Charles Frohman, saluait les personnes qui arrivaient, devant l’entrée. Il leur disait des choses du genre :

-         J’adore les premières ! Comment allez-vous ? Heureux de vous voir.

Une femme s’approcha de lui. Elle était vêtue d’une robe élégante et blanche.

-         Oh ! Lady Herbert ! Je peux vous embrasser ?

-         Enchantée, lui répondit-elle.

Puis, un homme lui posa la question :

-         Un chef d’œuvre de Mr Barrie ?

-         Encore un coup de génie de notre écossais ! C’est le meilleur spectacle que j’ai produit en 25 ans, et j’ai déjà des investisseurs qui s’y intéressent à New York !

-         Rendez- vous sur Broadway ! lui lança l’homme, en riant.

Les comédiens sur la scène se préparaient, les machinistes également. Tout devait être parfait. James Barrie se trouvait toujours au même lieu. Un homme en costume passa devant lui et dit :

-         Bon public, monsieur.

-         Pardon ?

-         Bon public, ce soir.

-         Merci, tant mieux. Combien de temps encore ?

-         Dix minutes.

Charles Frohman, lui, était encore à l’entrée. Il répétait les mêmes choses, en veillant à parler de la soirée après le spectacle aux futurs spectateurs.

Un couple âgé arriva. Mme Barrie était là aussi.

-         Oh, voilà Mme Barrie ! s’écrièrent-ils.

-         Mr et Mme Snow !

-         Nous espérions pouvoir parler à votre mari avant que la pièce n’ai commencé. Vous l’avez vu ?

-         En fait, je ne sais pas du tout où il  est. ( SUITE PAGE 2

 


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Lundi 28 janvier 2008
Ce blog sera fait pour montré les photos que j’aime partagé

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